Suivre un cursus de médecine en anglais en Europe : notre guide
De plus en plus d’étudiants français envisagent désormais d’étudier la médecine en anglais à l’étranger, non plus comme un plan B, mais comme une véritable stratégie pour sécuriser leur avenir. Face à un PASS/LAS très sélectif, à une pression permanente sur le classement et à un nombre de places limité en deuxième année, l’option internationale permet d’accéder à un cursus médical structuré, reconnu et enseigné en anglais, dès la première année.
Les universités européennes ont massivement développé des formations de médecine, dentaire, kinésithérapie, pharmacie ou vétérinaire en anglais. Les facultés accueillent désormais des étudiants venus de toute l’Europe, mais aussi du Moyen-Orient, d’Asie ou d’Afrique. Pour un étudiant français, cela signifie : des promotions internationales, un environnement de travail stimulant et la possibilité de se construire un réseau au-delà des frontières.
Reste une question centrale pour les familles : dans quel pays partir, et pourquoi ? Toutes les destinations ne se valent pas en termes de qualité académique, de reconnaissance des diplômes, de coût de la vie et d’accessibilité. Il est donc essentiel d’avoir une vision claire des grandes zones qui accueillent les étudiants francophones.
1. Dans quel pays européen étudier la médecine en anglais ?
Plusieurs régions d’Europe se sont imposées comme des destinations fortes pour les études médicales en anglais. Chacune présente ses avantages, ses contraintes et un niveau de compétitivité différent. Pour un étudiant français, le choix se fait rarement « au hasard » : il repose sur un équilibre entre budget, niveau académique, mode de vie et projet professionnel.
Europe centrale et de l’Est : le cœur de l’offre en anglais
La plupart des étudiants français qui partent étudier la médecine en anglais choisissent une université en Europe centrale ou de l’Est. On y trouve des facultés médicales expérimentées, des hôpitaux universitaires modernes et une longue tradition d’accueil d’étudiants internationaux.
Parmi les pays les plus attractifs :
La Croatie : des universités comme Zagreb, Split ou Rijeka proposent des cursus de médecine en anglais, très bien structurés, avec un fort encadrement et des promotions à taille humaine. Le niveau de vie est raisonnable, le climat agréable et le pays reste relativement proche de la France en avion.
La Hongrie : Debrecen, Pécs ou Szeged ont été parmi les pionnières des programmes en anglais. Ces facultés sont reconnues pour leur exigence théorique, leurs nombreux travaux pratiques et leur forte dimension internationale. Les frais de scolarité restent élevés mais compétitifs par rapport à d’autres pays.
La Roumanie et la Bulgarie : plusieurs universités médicales y proposent des cursus en anglais, avec des frais de scolarité souvent plus bas que dans l’Union européenne occidentale. Elles attirent de nombreux étudiants étrangers, notamment pour le rapport coût/qualité et la possibilité de se spécialiser ensuite dans d’autres pays.
Les pays baltes : une montée en puissance rapide
La Lettonie et la Lituanie sont devenues en quelques années des destinations très recherchées. Des universités comme Riga Stradins University en Lettonie ou certaines facultés lituaniennes proposent des cursus de médecine, dentaire, kinésithérapie et pharmacie intégralement en anglais.
Les points forts pour un étudiant français :
Un cadre d’études très moderne, avec des campus récents, des bibliothèques bien équipées et des hôpitaux universitaires intégrés. Une forte présence d’étudiants internationaux, notamment d’Europe du Nord et de l’Ouest. Et surtout, une organisation très rigoureuse des études, qui rassure les familles sur le sérieux du cursus.
L’Europe du Sud : Espagne, Chypre, Italie… des destinations attractives mais sélectives
L’Espagne occupe une place particulière : c’est un pays très demandé par les étudiants français, car il offre un climat agréable, une culture proche, une langue latine et un système de santé solide. Plusieurs universités privées proposent des cursus de médecine en anglais ou bilingues anglais/espagnol. En revanche, l’admission y est souvent plus sélective et les frais de scolarité plus élevés.
Chypre et certaines universités privées en Italie développent également des programmes médicaux en anglais, avec un positionnement haut de gamme : campus modernes, groupes réduits, accompagnement personnalisé. Ces options sont particulièrement adaptées aux familles qui recherchent un cadre très confortable, quitte à investir davantage dans les frais d’études.
Comment choisir sa destination quand on est étudiant français ?
Pour un étudiant français, le choix du pays ne se résume pas à la carte postale. Il faut prendre en compte :
Le budget global (frais de scolarité + coût de la vie + voyages). La distance avec la France et la fréquence des liaisons aériennes. Le niveau d’exigence académique et la compétition à l’entrée. La capacité à s’intégrer sur place (langue locale, communauté d’étudiants internationaux, sécurité, qualité de vie). Et bien sûr, la reconnaissance du diplôme au sein de l’Union européenne, indispensable pour revenir exercer en France après les démarches de reconnaissance.
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2. Les cursus de santé accessibles en anglais en Europe
Étudier « la médecine en anglais » à l’étranger ne se limite pas à la seule filière médicale. De nombreuses universités européennes proposent des programmes complets en anglais dans l’ensemble des grandes disciplines de la santé. Pour un étudiant français, cela ouvre des perspectives bien plus larges que le seul cursus de médecine générale.
Voici les principaux cursus disponibles en anglais dans les universités européennes :
| Filière | Intitulé le plus courant | Durée moyenne | Langue d’enseignement | Pays les plus fréquents |
| Médecine | MD (Doctor of Medicine) | 6 ans | Anglais | Croatie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Roumanie, Bulgarie, Chypre, Espagne (privé) |
| Dentaire | Dentistry / Dental Medicine | 5 ou 6 ans | Anglais | Hongrie, Croatie, Roumanie, Lettonie, Espagne (privé) |
| Kinésithérapie | Physiotherapy | 3,5 à 4 ans | Anglais | Lettonie, Lituanie, Espagne, Portugal, certains pays d’Europe de l’Est |
| Pharmacie | Pharmacy | 5 ans | Anglais | Lituanie, Hongrie, Chypre, Roumanie |
| Vétérinaire | Veterinary Medicine | 6 ans | Anglais | Hongrie, Croatie, Roumanie, Slovaquie |
Ces programmes suivent en général une structure similaire : les premières années sont consacrées aux sciences fondamentales (anatomie, physiologie, biochimie, biophysique, histologie, etc.), puis laissent progressivement plus de place aux stages cliniques à l’hôpital. La plupart des cursus incluent également des cours de langue locale pour faciliter la communication avec les patients.
L’accès à ces formations se fait le plus souvent via un concours d’entrée ou un test de sciences en anglais (biologie, chimie, parfois physique). Certaines universités organisent aussi un entretien de motivation, en présentiel ou en visioconférence, afin d’évaluer la maturité du candidat, son projet professionnel et son niveau d’anglais.
Pour un étudiant français, l’enjeu est double : réussir l’admission et réussir ensuite le cursus. C’est pourquoi il est crucial de viser des universités dont le niveau d’exigence correspond à son profil, sans viser trop haut ni trop bas : un cursus surdimensionné peut conduire à l’échec, tandis qu’un programme trop peu sélectif peut manquer d’encadrement.
6 ans
Durée moyenne d’un cursus de médecine (MD)
9 000 – 15 000 €
Frais de scolarité typiques en Europe de l’Est
100 %
Cours et examens en anglais dans les cursus internationaux
27 pays
Reconnaissance possible du diplôme dans toute l’UE
Un point essentiel pour les familles françaises : la reconnaissance du diplôme. Les cursus de médecine, dentaire, pharmacie, kinésithérapie ou vétérinaire suivis dans une université reconnue au sein de l’Union européenne sont, en principe, éligibles à la reconnaissance en France, à condition que le programme respecte la durée et le contenu minimum fixés par les directives européennes. Il faudra ensuite suivre les démarches administratives et éventuellement une phase d’adaptation, mais le diplôme n’est pas « perdu ».
En résumé, les études de santé en anglais en Europe représentent une voie exigeante, mais parfaitement crédible et reconnue, à condition de choisir avec soin l’université et la filière en fonction de son niveau, de son budget et de son projet à long terme.
3. Découvrir les formations au sein des universités privées
Au-delà des grandes facultés publiques d’Europe de l’Est, un nombre croissant d’universités privées proposent des études de santé en anglais. Elles sont particulièrement présentes en Espagne, à Chypre, en Italie et dans certains pays d’Europe centrale. Pour de nombreuses familles, ces établissements représentent un compromis intéressant : un environnement très confortable, des services renforcés, un suivi de proximité, en contrepartie de frais de scolarité plus élevés.
Les universités privées se positionnent souvent sur :
Des campus modernes, avec des bâtiments récents, des bibliothèques numériques, des laboratoires bien équipés, voire des centres de simulation clinique. Des groupes de travaux dirigés plus réduits, permettant un contact régulier avec les enseignants et un suivi plus personnalisé. Une approche internationale assumée, avec des promotions composées d’étudiants européens, mais aussi d’autres continents.
Les frais de scolarité sont en général plus élevés que dans le public, notamment dans les pays d’Europe de l’Est. On se situe souvent dans une fourchette de 10 000 à 20 000 € par an, parfois davantage dans certains campus très sélectifs. Cela représente un effort financier important, mais certaines familles sont prêtes à l’assumer en échange d’un environnement académique et logistique très encadré.
| Universités publiques | Universités privées | |
| Frais de scolarité | Généralement plus bas (surtout en Europe de l’Est) | Plus élevés, souvent 10 000 – 20 000 €/an |
| Encadrement | Effectifs parfois importants, structure plus académique | Groupes plus petits, suivi individualisé, accompagnement renforcé |
| Positionnement | Tradition universitaire, forte réputation historique | Positionnement international, image « premium » |
| Sélection | Tests d’entrée en sciences, parfois très compétitifs | Dossier + test + entretien, davantage axés sur le profil global |
| Langue d’enseignement | Programmes en anglais, parfois avec cours de langue locale | Programmes en anglais, parfois bilingues (anglais/espagnol, etc.) |
Pour un étudiant français, les universités privées peuvent être particulièrement adaptées dans trois cas :
Lorsqu’il souhaite un environnement très structuré, avec un accompagnement renforcé, des classes réduites et un contact régulier avec les professeurs. Lorsqu’il dispose d’un budget plus confortable et souhaite privilégier le confort de vie et de travail au quotidien. Ou lorsqu’il vise en priorité un pays spécifique (comme l’Espagne ou l’Italie) où l’offre publique en anglais est limitée mais où le privé propose des solutions solides.
En contrepartie, il est crucial de vérifier avec soin la reconnaissance du diplôme, l’accréditation de l’université, la qualité des hôpitaux partenaires et le taux de réussite à l’examen final. C’est un point sur lequel un accompagnement spécialisé peut faire une vraie différence, en orientant vers les établissements qui ont fait leurs preuves auprès des étudiants français.
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4. Pourquoi l’Espagne ou l’Europe de l’Est sont vos meilleures destinations pour étudier en anglais
Étudier la médecine en anglais peut théoriquement se faire dans de nombreux pays, mais dans la pratique, deux grandes zones ressortent vraiment pour les étudiants français : l’Espagne et l’Europe de l’Est (Hongrie, Croatie, Lettonie, Lituanie, Roumanie, etc.). Ce sont les destinations qui offrent le meilleur compromis entre qualité des études, intégration internationale, coûts et reconnaissance du diplôme.
Pour bien comprendre pourquoi, il faut regarder plusieurs critères concrets : la structure des programmes en anglais, le niveau académique demandé, le mode de sélection, les frais de scolarité, le coût de la vie et les perspectives après le diplôme.
1. Des programmes en anglais pensés pour les étudiants internationaux
En Espagne comme en Europe de l’Est, les universités qui proposent de la médecine en anglais ne se contentent pas de traduire leurs cours. Elles ont souvent mis en place de vraies filières internationales :
- Parcours “English track” conçus pour accueillir des étudiants étrangers.
- Groupes à taille raisonnable permettant échanges, questions et suivi individualisé.
- Services dédiés aux internationaux : accompagnement pour le logement, les démarches administratives, parfois même l’ouverture de compte bancaire.
Dans beaucoup de facultés d’Europe de l’Est, la proportion d’étudiants internationaux est très élevée, avec des groupes mélangés : Français, Allemands, Italiens, Scandinaves, etc. Pour un étudiant français, cela permet :
- De parler anglais au quotidien en cours comme dans la vie de tous les jours.
- De se constituer un réseau international en médecine dès les premières années.
- De ne pas être “l’exception étrangère”, mais au contraire de faire partie d’une cohorte internationale.
En Espagne, les universités privées qui proposent médecine ou dentaire en anglais ont également développé des programmes structurés pour les Européens, avec des équipes habituées aux dossiers français, à nos bulletins et à nos parcours type PASS, LAS ou licence scientifique.
8 000 – 12 000 €
Frais de scolarité typiques en médecine en Europe de l’Est
15 000 – 22 000 €
Frais moyens en Espagne dans les universités privées en anglais
30 à 50 %
Étudiants internationaux dans les facultés d’Europe de l’Est
20 à 40 %
Coût de la vie inférieur à la France selon le pays
2. Un équilibre entre exigence académique et accessibilité du dossier
En France, la grande difficulté de la médecine ne vient pas seulement du niveau scientifique, mais surtout de l’hyper compétition pour un nombre de places limité. De nombreux candidats sérieux, travailleurs et motivés sont éliminés pour des raisons de classement, pas de potentiel.
En Espagne et en Europe de l’Est, la logique est différente :
- Le niveau en biologie, chimie, anatomie et physiologie reste élevé et demandant.
- La sélection repose davantage sur un dossier global et la capacité à suivre en anglais que sur un concours unique “couperet”.
- On évalue le profil complet : notes, régularité, motivation, niveau d’anglais, parfois test écrit et entretien oral.
Concrètement, cela signifie qu’un élève avec 11–12 de moyenne, un bon niveau d’anglais et une réelle motivation, éventuellement renforcé par une année de PASS, LAS ou licence scientifique, peut avoir une véritable chance d’être accepté. Un très bon dossier (15–16 de moyenne ou plus, niveau d’anglais solide, engagement associatif ou scientifique) pourra viser les universités les plus sélectives.
L’Espagne se situe généralement sur un segment plus sélectif et plus onéreux, avec un niveau de vie proche ou légèrement supérieur à la France. L’Europe de l’Est offre en moyenne un accès un peu plus flexible au niveau des profils et des frais, tout en restant sérieuse sur le travail à fournir.
3. Des frais de scolarité et un coût de la vie encore gérables
Ce qui rend l’Espagne et l’Europe de l’Est particulièrement attractives par rapport au Royaume Uni ou aux États Unis, ce sont les ordres de grandeur financiers.
- En Europe de l’Est, les frais de scolarité en médecine en anglais tournent souvent autour de 8 000 à 12 000 euros par an, parfois un peu plus selon les universités, avec un coût de la vie souvent inférieur à la France (logement, nourriture, transports).
- En Espagne, les frais dans les universités privées en anglais sont plus élevés, mais restent généralement en dessous des tarifs anglo saxons, pour un cadre de vie très attractif, proche culturellement de la France et facilement accessible en avion.
Pour une famille française, cela reste un investissement important, mais largement plus réaliste que les dizaines de milliers d’euros annuels que l’on peut retrouver dans certaines destinations hors Europe. En Europe de l’Est, le budget global (frais de scolarité + vie sur place) peut rester compétitif par rapport à une grande ville française, surtout si l’on compare avec des métropoles comme Paris, Lyon ou Bordeaux.
4. Une reconnaissance européenne et de vraies perspectives après le diplôme
L’autre point essentiel pour un étudiant français est la question de la reconnaissance du diplôme. Les diplômes délivrés par les universités médicales reconnues en Espagne et dans les pays de l’Union européenne d’Europe de l’Est sont en principe reconnus dans toute l’UE, sous réserve de suivre les démarches nationales de chaque pays (inscription à l’ordre, langue, équivalences éventuelles).
En pratique, cela vous permet :
- De revenir exercer en France après votre cursus, une fois les démarches accomplies.
- De postuler dans d’autres pays européens si vous souhaitez poursuivre votre internat ou débuter votre carrière ailleurs.
- De bénéficier d’un diplôme lisible au niveau européen, ce qui est un réel atout dans un monde médical de plus en plus mobile.
Pour réussir ce projet, il est en revanche crucial de bien choisir une université sérieuse, accréditée et reconnue, et de se renseigner en amont sur les démarches pour revenir exercer en France. C’est un point sur lequel un accompagnement spécialisé peut faire une vraie différence.
5. En résumé : Espagne ou Europe de l’Est ?
Si l’on simplifie, on peut retenir que :
- L’Espagne est idéale si vous recherchez un cadre très attractif, proche culturellement, avec des universités privées structurées, mais avec des frais de scolarité plus élevés et une sélection plus marquée.
- L’Europe de l’Est représente souvent le meilleur rapport entre coût, accessibilité et qualité des programmes en anglais, à condition d’être prêt à découvrir un environnement culturel nouveau et à faire un effort d’adaptation.
Dans les deux cas, ces destinations offrent aux étudiants français une alternative concrète à la PASS française, avec une pédagogie différente, une immersion internationale et la possibilité de construire un véritable projet médical en anglais tout en gardant la porte ouverte vers la France et le reste de l’Europe.