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Comment éviter la sélection du PASS/LAS ?

Partir à l’étranger pour éviter la sélection du PASS/LAS

Des dizaines de milliers d’étudiants français rêvent de devenir médecins à chaque rentrée universitaire. Mais l’entrée en études de santé en France est redoutable.

Malgré la suppression du numerus clausus en 2020, la sélection reste féroce. En réalité, les nouvelles voies PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé) et LAS (Licence Accès Santé) continuent d’écarter une majorité de candidats.

Alors comment contourner cette sélection sans renoncer à son projet de devenir médecin ? Pour beaucoup, la solution est claire : partir à l’étranger. Cette option est de plus en plus envisagée, voire adoptée. Mais elle demande préparation, lucidité et engagement.

1. PASS et LAS : une sélection toujours aussi rude

La réforme de 2020 promettait une ouverture des études de santé. Résultat ? Un changement de façade, mais pas de fond. Le nombre de places reste limité, et les taux de réussite sont à peine plus élevés qu’à l’époque de la PACES.

Prenons l’exemple de l’année universitaire 2023-2024 :

Parcours

Nombre de candidats

Places en 2e année de médecine

Taux de réussite moyen

PASS

Environ 45 000

Environ 8 000

~18%

LAS

Environ 35 000

Environ 3 000

~8,5%

Ce que ces chiffres montrent, c’est que l’immense majorité des étudiants échouent à intégrer la deuxième année de médecine. La pression est énorme, la compétition continue, et même les très bons dossiers ne sont pas toujours suffisants.

2. Pourquoi envisager une formation à l’étranger est LA solution?

Le constat est brutal : malgré tous les efforts, les heures de travail, les sacrifices, une majorité d’étudiants échouent à franchir la première étape du cursus médical en France. Et pour beaucoup, la question se pose rapidement : faut-il vraiment perdre une, voire deux années de sa vie dans un système imprévisible, au risque de devoir tout recommencer ailleurs ?

C’est précisément ce que refusent de plus en plus de jeunes. Plutôt que de s’enliser dans un parcours incertain, ils choisissent une autre voie :partir étudier la santé à l’étranger.

Ce qui, il y a dix ans encore, semblait marginal ou réservé à quelques privilégiés, est désormais un vrai phénomène.

Pourquoi partir étudier la santé à l’étranger devient une tendance forte

Chaque année, entre 4 000 et 5 000 étudiants français font le choix de rejoindre une faculté de médecine, de dentaire, de pharmacie ou de kinésithérapie en Europe. Et les raisons de ce choix sont évidentes :

Éviter la sélection française : plusieurs universités européennes n’imposent pas de sélection drastique, ou alors elles organisent des concours bien plus accessibles et prévisibles avec une bonne préparation.

Ne pas perdre de temps : inutile de s’épuiser dans un système français où le hasard joue parfois autant que le mérite. À l’étranger, on peut commencer son cursus médical dès la première année.

Obtenir un diplôme reconnu en France : les diplômes obtenus dans l’Union européenne sont pleinement reconnus, ce qui permet de revenir exercer en France sans obstacle juridique.

Ce choix demande évidemment réflexion et préparation, mais pour beaucoup, c’est la voie la plus directe et la plus sûre pour réaliser leur projet médical.

« Il ne s’agit pas de fuir la difficulté, mais de l’aborder autrement. En élargissant son horizon, en acceptant l’inconfort temporaire de l’expatriation, beaucoup d’étudiants trouvent leur voie et réussissent leur carrière médicale. La clé, c’est l’information, la motivation, et une vraie stratégie. »

Partir étudier la médecine à l'étranger pour éviter la sélection en France

3. Quand postuler à l’étranger pour éviter la sélection en France ?

Si vous envisagez de partir à l’étranger pour suivre des études de médecine, la question du timing est cruciale. Trop d’étudiants perdent un ou deux ans en France avant de se résoudre à partir, alors qu’il est possible de s’éviter cet écueil dès la sortie du bac.

Postuler directement après le bac : la stratégie la plus efficace

La majorité des universités européennes qui accueillent des étudiants en médecine recrutent dès l’obtention du bac.

Partir directement après le lycée permet de :

  1. Ne pas perdre de temps dans le système français ultra-sélectif.
  2. Accéder aux formations dès la première année, sans passer par une remise à niveau ou une année préparatoire supplémentaire.
  3. Éviter la lassitude ou la démotivation générées par un échec en PASS ou LAS.

Peut-on partir après un échec en PASS ou LAS ?

Oui, mais il faut bien comprendre que chaque année supplémentaire peut compliquer le dossier. Certaines universités acceptent des étudiants ayant déjà tenté le système français, mais d’autres privilégient les bacheliers ou ceux qui se réorientent rapidement.

Si vous avez déjà échoué en PASS ou en LAS, ne perdez pas une année de plus : constituez votre dossier dès le début de l’année universitaire suivante pour candidater aux rentrées à l’étranger, souvent situées en septembre/octobre, et parfois en février/mars dans certains pays.

Le bon moment pour candidater

Voici un repère simple :

Période

Action recommandée

Octobre à janvier (Terminale)

Se renseigner, choisir ses pays et universités, démarrer l’accompagnement avec Take me to Medschool.

Janvier à avril

Préparer les concours d’entrée si besoin, réunir les documents administratifs, candidater aux premières sessions.

Avril à juin

Passer les éventuels concours ou entretiens, finaliser les dossiers d’inscription.

Juin à août

Organiser le départ : logement, démarches administratives locales, préparation linguistique.

Septembre/octobre

Rentrée universitaire dans la plupart des pays.

Certaines universités offrent une rentrée décalée en février/mars, ce qui peut être une option en cas de changement de projet en cours d’année.

Ne pas attendre l’échec pour agir

Le meilleur conseil : anticiper. N’attendez pas de constater un échec en PASS ou en LAS pour envisager l’étranger. Il est plus sage de préparer en parallèle une candidature à l’étranger pour garder toutes les portes ouvertes. Avec Take me to Medschool, nous élaborons cette stratégie avec vous : vous ne partez pas à l’aveugle, et vous maximisez vos chances d’intégrer une faculté dès la première tentative.

4. Faut-il vraiment renoncer à la France pour éviter la sélection ?

Partir à l’étranger peut sembler radical. Certains étudiants hésitent, espérant que la France propose une voie parallèle ou une autre opportunité moins sélective. Alors, est-ce nécessaire de quitter la France pour réussir ? Malheureusement, la réponse est souvent oui, du moins si l’objectif est clair : exercer un métier médical rapidement et sans perdre de temps.

Pourquoi les voies alternatives en France restent limitées

Le gouvernement a bien tenté de diversifier les chemins vers les études de santé : PASS, LAS, réorientation en deuxième année via les licences classiques, passerelles pour certains diplômés… Mais ces dispositifs restent eux aussi ultra-compétitifs. Très peu d’étudiants réussissent à intégrer la deuxième année de médecine sans passer par le PASS/LAS.

À titre d’exemple :

  • Les passerelles après un premier diplôme universitaire concernent une minorité d’élus.
  • La réorientation via LAS ne garantit pas une admission en santé, surtout avec un taux d’admission moyen qui reste inférieur à 10%.

En clair, même en explorant toutes les options françaises, la probabilité de réussite reste basse.

Une décision stratégique, pas une fuite

Choisir de partir à l’étranger, ce n’est pas fuir la difficulté. C’est adopter une stratégie claire et efficace pour atteindre un objectif professionnel, sans être prisonnier d’un système opaque et décourageant. Cela permet :

  • De se projeter directement dans les études médicales, sans passer par des années intermédiaires hasardeuses.
  • De bénéficier de méthodes pédagogiques parfois plus modernes et axées sur la pratique clinique.
  • D’évoluer dans un environnement international, souvent en anglais, ce qui constitue un atout pour une future carrière.

C’est une approche pragmatique : plutôt que de subir la sélection, on la contourne intelligemment.

5. Le parcours une fois diplômé : peut-on revenir exercer en France ?

C’est la question centrale. Et la réponse est claire : oui, à condition de respecter certaines conditions.

Les diplômes délivrés par des universités reconnues dans l’Union européenne sont valables en France grâce à la directive européenne 2005/36/CE. Cela signifie que :

  • Un étudiant ayant étudié la médecine en Roumanie ou en Espagne peut revenir passer les épreuves de vérification de connaissances (EVC) si nécessaire, ou s’inscrire à l’Ordre des médecins.

  • Aucun examen supplémentaire n’est exigé pour les ressortissants français ayant obtenu leur diplôme dans l’UE, tant que le cursus respecte les standards de formation.

6. Les pièges à éviter

Étudier à l’étranger n’est pas une solution miracle. Il faut être vigilant sur plusieurs points :

  • Bien choisir son université : toutes ne se valent pas. Certaines n’ont pas de reconnaissance officielle ou présentent un taux d’échec élevé.

  • Ne pas sous-estimer le coût : entre les frais de scolarité, le logement, les voyages, le budget annuel peut grimper à 12 000 à 20 000 € selon le pays.

  • Préparer le départ sérieusement : visa, assurance, logement, équivalences de documents… tout doit être anticipé.

  • Garder une motivation solide : l’expatriation n’est pas anodine. Il faut rester concentré sur son objectif pendant six ans.
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    7. Se faire accompagner : pourquoi passer par une agence peut tout changer

    Étudier la médecine à l’étranger est une opportunité exceptionnelle, mais aussi un parcours semé d’obstacles administratifs, pédagogiques et pratiques.

    C’est un projet qui ne s’improvise pas, surtout pour les études de santé ! Pour éviter les pièges et sécuriser chaque étape, l’accompagnement par un spécialiste devient souvent indispensable.

    Avec Take me to Medschool, vous bénéficiez d’un soutien complet et personnalisé. Notre mission est claire : faire de votre ambition de devenir médecin une réalité concrète, en vous ouvrant les portes des meilleures universités européennes.

    Ce que Take me to Medschool fait pour vous :

    • Un bilan personnalisé de votre profil : nous analysons vos résultats scolaires, vos objectifs et vos attentes pour vous proposer les destinations les plus adaptées.
    • Une prise en charge administrative totale : de la constitution du dossier aux démarches spécifiques de chaque pays (traductions officielles, certifications, candidatures), nous gérons tout avec rigueur.
    • Une préparation aux concours d’entrée : certaines universités imposent des examens. Nous vous formons efficacement aux matières demandées grâce à des contenus exclusifs et des simulations.
    • La garantie de diplômes reconnus : nous ne travaillons qu’avec des universités dont les diplômes sont validés en France et en Europe. Vous êtes ainsi assuré de pouvoir exercer en France après vos études.
    • Un accompagnement logistique : recherche de logement, conseils sur la vie locale, adaptation culturelle, initiation à la langue du pays… nous vous épaulons pour réussir votre installation.
    • Un suivi tout au long de votre formation : notre accompagnement ne s’arrête pas au moment de votre départ. Nous restons disponibles pour vous conseiller et vous aider à chaque étape de votre cursus.

    Un investissement pour votre avenir

    Notre accompagnement est conçu comme un accélérateur de réussite. Il vous fait gagner du temps, évite les démarches hasardeuses et surtout, vous offre la sécurité d’un projet bien construit.

    Avec Take me to Medschool, vous ne partez pas seul. Vous partez préparé, accompagné, et soutenu, avec toutes les cartes en main pour devenir médecin, malgré les barrières du système français.

    En conclusion, la sélection française n’est pas un obstacle définitif à vos études de santé

    Le rêve de devenir médecin ne devrait pas se briser sur un système trop sélectif. Si le PASS et la LAS ferment la porte à une majorité de candidats, l’Europe, elle, l’ouvre. Étudier à l’étranger est une solution concrète, accessible, et surtout, réaliste pour qui s’y prépare sérieusement.

    Il ne s’agit pas de fuir la difficulté, mais de l’aborder autrement. En élargissant son horizon, en acceptant l’inconfort temporaire de l’expatriation, beaucoup d’étudiants trouvent leur voie et réussissent leur carrière médicale. La clé, c’est l’information, la motivation, et une vraie stratégie.

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    Réforme des études de santé en 2026 : retour à une voie unique ?

    Réforme des études de santé en 2026 : retour à une voie unique, fin de l’expérimentation PASS/LAS ?

    Depuis quatre ans, les études de santé en France ont été bouleversées par la réforme de 2020, qui a mis fin à la PACES et introduit les parcours PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé) et LAS (Licences avec Accès Santé).

    L’intention était louable : diversifier les profils, supprimer le numerus clausus, moderniser la formation. Mais aujourd’hui, la grogne monte, des bilans critiques s’enchaînent, et une nouvelle réforme s’annonce pour 2026. Dans cet article, on décortique pourquoi ce virage est devenu nécessaire, les critiques qu’il suscite, les propositions concrètes pour l’avenir, et les grandes orientations déjà en débat.

    Le système PASS/LAS : un patchwork devenu labyrinthe

    Une réforme ambitieuse, mais bancale à l’usage

    La suppression de la PACES et du numerus clausus en 2020 avait pour but d’élargir l’accès aux études de santé. On espérait un modèle plus souple, plus juste, capable de détecter des vocations au-delà des seuls bacheliers scientifiques.

    Le PASS proposait une année orientée santé avec une « mineure » hors santé. À l’inverse, la LAS reposait sur une licence classique (droit, psychologie, biologie…) avec une « mineure santé ». Ce double modèle devait permettre plus de souplesse, des réorientations facilitées et moins d’échecs.

    Mais la réalité s’est avérée bien plus complexe : programmes hétérogènes d’une université à l’autre, inégalités de traitement selon les filières, parcours trop lourds, taux d’échec toujours élevés… Sans parler du casse-tête administratif que cela représente pour les étudiants et les universités.

    Une machine à sélectionner, pas à former

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes

    Selon la Cour des comptes, le système PASS/LAS n’a pas permis de corriger les inégalités sociales ou territoriales. Les étudiants issus des classes populaires ou des petites villes peinent toujours à accéder à ces filières. Le stress reste immense. Le coût pour les universités a même explosé, avec la multiplication des groupes, des filières, des jurys, des évaluations spécifiques.

    Et surtout, beaucoup échouent. Dans certaines LAS, seuls 5 à 10 % des étudiants obtiennent une place en deuxième année de santé. Le système, censé être plus ouvert, s’est transformé en labyrinthe sélectif, particulièrement rude pour ceux qui n’ont pas anticipé tous les pièges.

    Le retour en force de la voie unique : une idée qui fait consensus

    L’avis tranché de la Cour des comptes

    En décembre 2024, la Cour des comptes jette un pavé dans la mare : elle propose de « mettre fin à l’expérimentation PASS/LAS » pour revenir à une voie unique d’accès aux études de santé. Cette voie serait pilotée par les UFR santé et articulée autour d’une majeure santé et d’une mineure de réorientation.

    Objectif : clarifier l’entrée dans ces filières, harmoniser le niveau d’exigence, et offrir aux étudiants une vraie lisibilité. La Cour recommande aussi de réintroduire le redoublement, supprimé en 2020, et de développer davantage les passerelles (pour les étudiants en reconversion ou venant d’autres filières).

    Les doyens de médecine s’alignent

    Du côté des facultés, le constat est le même. Les doyens de médecine reconnaissent les limites du système actuel. Eux aussi souhaitent une voie principale claire, tout en conservant quelques accès alternatifs. Mais surtout, ils veulent sortir de l’usine à gaz administrative actuelle, pour revenir à une formation exigeante mais structurée.

    Toujours aussi difficile d'accéder aux études de santé en France

    Pourquoi de plus en plus d’étudiants partent étudier la santé à l’étranger

    Un des effets majeurs de la réforme PASS/LAS, c’est l’exode étudiant. Chaque année, des milliers – de jeunes Français partent tenter leur chance à l’étranger, notamment en Belgique, en Espagne, en Roumanie ou encore en Hongrie.

    Une réponse au blocage du système français

    La France reste ultra-sélective : pour quelques places en deuxième année de médecine, des dizaines de milliers de candidats. Beaucoup de lycéens brillants se heurtent à une barrière opaque, arbitraire ou simplement mal calibrée. À l’étranger, ils trouvent un système parfois plus coûteux, mais aussi plus transparent, avec un accès direct aux études médicales dès la première année.

    Des cursus plus linéaires, moins anxiogènes

    En Belgique francophone, par exemple, l’admission se fait par concours, mais dans un cadre clair, avec des règles identiques pour tous. En Espagne ou en Roumanie, l’accès repose sur un dossier et une épreuve écrite. Ces cursus proposent souvent un encadrement plus individualisé, et surtout une trajectoire plus fluide, sans la tension constante d’un couperet en fin d’année.

    Un phénomène qui interroge sur l’efficacité du modèle français

    Que tant de jeunes motivés choisissent de s’expatrier pour exercer plus tard en France doit interpeller. Cela révèle une frustration croissante, un sentiment de gâchis, et une perte de confiance dans le système national. Ces départs, loin d’être anecdotiques, sont devenus un indicateur de la défaillance du modèle actuel.

    Partir étudier la santé dans les meilleures conditions avec Take Me to MedSchool

    Face à la complexité du système français, de plus en plus d’étudiants choisissent de partir étudier la santé à l’étranger… mais rarement seuls. Passer par une agence spécialisée tel que nous est devenu une option stratégique pour maximiser ses chances d’intégration.

    Nous vous accompagnons dans toutes les étapes : choix du pays et de l’université, constitution du dossier, démarches administratives, préparation aux entretiens, voire cours de langue ou soutien pédagogique avant le départ.

    Dans un environnement souvent inconnu, nous vous offront un gain de temps, de sérénité et une vraie sécurité logistique. En comparaison, rester en France, c’est affronter seul un système ultra-concurrentiel, sans garantie d’issue, avec des règles qui changent d’une fac à l’autre. 

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    Ce que disent les ministres : vers une réforme dès 2026

    Des annonces fortes au Sénat

    Le 26 mars 2025, les ministres Philippe Baptiste (Enseignement supérieur) et Yannick Neuder (Santé) sont auditionnés au Sénat. Le ton est clair : une nouvelle réforme est à l’étude, et elle pourrait être mise en place dès la rentrée 2026.

    Philippe Baptiste reconnaît que la réforme de 2020 « a montré ses limites » et souhaite désormais « un modèle unique d’organisation de l’accès aux études », tout en préservant « la diversité des parcours ». Il propose un tronc commun santé, bien structuré, et piloté par les UFR santé, avec une possibilité de réorientation prévue dès le départ.

    Yannick Neuder, lui, insiste sur l’urgence : « Nous avons besoin de former plus, mais aussi de former mieux. » Il souligne les effets pervers du système actuel, comme la fuite croissante d’étudiants vers l’étranger, notamment la Belgique et la Roumanie, pour contourner les sélections françaises.

    Un calendrier ambitieux mais serré

    L’idée serait de finaliser les arbitrages dans les mois à venir, pour une mise en œuvre à la rentrée 2026. C’est ambitieux, car il faudra réécrire les maquettes pédagogiques, repenser la sélection, ajuster les capacités d’accueil, et mobiliser les équipes universitaires.

    Une réforme qui devra répondre à plusieurs défis

    1. Simplifier sans niveler par le bas

    Le nouveau système devra être lisible, compréhensible, sans pour autant brader l’exigence académique. Le défi sera de concevoir une première année qui forme et sélectionne, tout en laissant des options viables en cas d’échec.

    2. Réduire les inégalités

    Il faudra veiller à ce que les étudiants de tous horizons – sociaux, géographiques, scolaires – puissent avoir une chance réelle. Cela passera par une harmonisation nationale, la suppression des inégalités entre universités, et une attention particulière aux lycées ruraux ou moins cotés.

    3. Limiter les effets de « bachotage »

    Le nouveau système devra éviter de recréer une PACES bis, centrée sur la mémorisation massive et les concours absurdes. L’évaluation continue, le contrôle des compétences, et une part d’entretien ou d’oral pourraient mieux valoriser le potentiel global des candidats.

    4. Prendre en compte les besoins du terrain

    Enfin, la réforme devra s’inscrire dans une logique de planification territoriale : combien de médecins, de pharmaciens, de sages-femmes seront nécessaires dans les dix ans à venir ? Et surtout, dans quelles régions ? La sélection ne doit pas être déconnectée des besoins du pays.

    Les étudiants veulent aussi peser dans la réforme

    Les fédérations étudiantes (ANEMF, UNEF, FAGE, etc.) sont elles aussi favorables à une voie unique, à condition qu’elle soit bien pensée. Leur crainte : qu’on revienne à une sélection brutale, sans filet, où les perdants se retrouvent sans diplôme, sans validation, sans avenir.

    Elles militent pour un modèle qui laisse une vraie chance à ceux qui échouent, via des réorientations facilitées, des ECTS capitalisables, et des passerelles vers d’autres filières. Autre demande : que les étudiants soient intégrés dans les discussions, au lieu d’apprendre les décisions dans la presse.

    Conclusion : une réforme cruciale pour la santé et la société

    Ce qui se joue ici va bien au-delà de l’accès à quelques milliers de places en médecine. Il s’agit de refonder un système de formation des soignants à la hauteur des défis du XXIe siècle : désertification médicale, vieillissement de la population, explosion des maladies chroniques, crises sanitaires à répétition.

    Un système lisible, juste, exigeant, humain. Voilà le cap que devra se donner la réforme de 2026. Pour éviter de former une génération de soignants surmenés, ou pire, pour ne pas rater l’occasion de redonner du sens à l’entrée dans l’une des professions les plus fondamentales de notre société.

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    Le test d’admission UCAT : le guide

    Le test d’admission UCAT pour les études médicales

    Le University Clinical Aptitude Test (UCAT) est un examen crucial pour les étudiants qui aspirent à entrer dans les domaines médicaux et dentaires, principalement au Royaume-Uni, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Cet article vise à fournir une analyse approfondie de l’UCAT, notamment de son objectif, de sa structure, de sa notation et des stratégies de préparation.

    Présentation du test UCAT

    L’UCAT est un test d’admission conçu pour évaluer une série d’aptitudes considérées par les universités comme importantes pour les professionnels de la santé. Il évalue des aptitudes telles que la prise de décision, le jugement en situation, le raisonnement quantitatif et le raisonnement abstrait.

    Les étudiants qui envisagent de s’inscrire à un cursus de médecine ou de dentisterie dans la plupart des universités britanniques, ainsi que dans certaines universités australiennes et néo-zélandaises, sont tenus de passer le test UCAT. Ce test est un critère essentiel pour l’admission à ces programmes dans les établissements participants, qui comprennent un large éventail d’universités prestigieuses dans ces pays.

    L’UCAT est généralement passé par les étudiants l’année précédant leur entrée à l’université, généralement pendant les mois d’été ou d’automne. Par exemple, les étudiants britanniques souhaitant entrer à l’université en septembre 2023 passeront l’examen entre juillet et octobre 2022. Le test ne porte pas sur des connaissances spécifiques, mais évalue les capacités cognitives, les aptitudes à la prise de décision et les comportements professionnels, considérés comme essentiels pour une carrière réussie dans le domaine de la santé.

    Approfondissement : La structure du test UCAT

    Le test UCAT est divisé en cinq sections, chacune étant conçue pour tester des compétences différentes :

    • Le raisonnement verbal évalue la capacité à évaluer de manière critique des informations présentées sous forme écrite.
    • La prise de décision évalue la capacité à prendre des décisions et à émettre des jugements solides à partir d’informations complexes.
    • Le raisonnement quantitatif mesure la capacité à évaluer de manière critique des informations présentées sous forme numérique.
    • Le raisonnement abstrait teste la capacité à utiliser la pensée convergente et divergente pour déduire des relations à partir d’informations.
    • Le jugement situationnel évalue la capacité à comprendre des situations du monde réel et à identifier les facteurs critiques et les comportements appropriés pour y faire face.

    Chaque section est chronométrée séparément, l’ensemble du test durant environ deux heures. Le test UCAT est administré par ordinateur dans des centres d’examen accrédités dans le monde entier.

    Le test UCAT pour les univeristés anglo-saxonnes

    Comprendre la notation de l’UCAT et les scores compétitifs

    La notation du test UCAT est propre à chaque section. Les quatre premiers sous-tests cognitifs (raisonnement verbal, prise de décision, raisonnement quantitatif et raisonnement abstrait) sont notés sur une échelle de 300 à 900 points chacun. La section sur le jugement situationnel est notée différemment, les résultats étant présentés par tranches, de la tranche 1 (la plus élevée) à la tranche 4 (la plus basse), reflétant la compréhension du candidat de l’éthique médicale et de la prise de décision dans des scénarios de soins de santé.

    La note UCAT varie d’une année à l’autre en fonction des performances globales des candidats. Toutefois, un score total supérieur à 650 par section est généralement considéré comme compétitif, les scores supérieurs à 700 étant particulièrement élevés. Pour la section Jugement situationnel, les universités préfèrent souvent les tranches 1 et 2. Il est essentiel que les candidats se renseignent sur les exigences spécifiques des universités, car les attentes peuvent varier considérablement d’un établissement à l’autre.

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    La préparation au test UCAT

    La préparation au test UCAT doit être stratégique et bien planifiée. Compte tenu de la nature du test, la préparation va au-delà de l’étude académique et implique le développement de la pensée critique, de la résolution de problèmes, et des compétences en matière de gestion du temps. Il est recommandé aux étudiants de commencer à se préparer au moins quelques mois avant la date du test. Les stratégies de préparation les plus efficaces sont les suivantes :

    • Se familiariser avec le format du test : Il est essentiel de comprendre la structure, le calendrier, et les types de questions posées lors du test UCAT. Les étudiants doivent utiliser les ressources fournies par le Consortium officiel des UCAT, notamment les tests d’entraînement et les banques de questions.

    • Entraînement régulier : Une pratique régulière et chronométrée des exemples de questions et des examens blancs est cruciale. Cela permet de gagner en rapidité, en précision, et en confiance pour répondre aux questions sous la pression du temps.

    • Développement des compétences : Pour des domaines tels que la prise de décision ou le raisonnement abstrait, pour lesquels les étudiants n’ont peut-être pas beaucoup d’expérience préalable, une pratique ciblée à l’aide de ressources en ligne, de livres, ou de cours spécialement conçus pour la préparation aux UCAT peut s’avérer bénéfique.

    • Réflexion et analyse : Après s’être entraînés, les étudiants doivent analyser leurs performances afin d’identifier leurs points forts et leurs points faibles. Cette pratique réflexive permet de s’améliorer de manière ciblée.

    • Bien-être et gestion du stress : Compte tenu des enjeux importants de l’examen, il est essentiel de préserver son bien-être physique et mental. Les techniques de gestion de l’anxiété liée aux examens, telles que la pleine conscience et les exercices de relaxation, peuvent également s’avérer utiles.

    L’UCAT est un examen difficile mais gérable pour ceux qui aspirent à entrer dans les professions médicales et dentaires. Pour réussir, il est essentiel de comprendre sa structure, son système de notation, et ses exigences en matière de préparation. Grâce à une préparation et une pratique stratégiques, les étudiants peuvent développer les compétences nécessaires pour obtenir des résultats compétitifs, ouvrant ainsi la voie à leur future carrière dans le secteur de la santé.

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